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Pourquoi avoir choisi de devenir auxiliaire de vie ?

Michèle : Je suis auxiliaire de vie depuis plus de 25 ans. J’ai commencé très jeune, vers 19 ou 20 ans. J’ai toujours été attirée par l'aide aux personnes âgées et par l’idée de me
rendre utile. À l’origine, c’était une vraie vocation humaine, puis je me suis formée et j’ai été diplômée. Maintenant je continue de faire des formations pour continuer à progresser.

Emma : J’ai 27 ans et je suis auxiliaire de vie depuis un an et demi. Ce n’était pas mon domaine au départ, mais je me suis beaucoup occupée de mon arrière-grand-mère. J’aime aider les personnes âgées ou en difficulté, et aujourd’hui ce métier me plaît vraiment.

En quoi consiste réellement le métier d’auxiliaire de vie ?

Michèle : C’est un métier très complet : on exerce plusieurs missions en même temps. La principale est de permette aux personnes de rester autonomes chez elles et de lutter contre la solitude. Il y a l’aide à la toilette, mais aussi la stimulation : discussions, jeux, sorties, courses, préparation des repas. L’essentiel est de faire avec la personne, pas à sa place, pour préserver son autonomie. On peut aussi aider à l’entretien du logement ou à diverses tâches du quotidien, parfois très variées selon les besoins.

Comment s’organisent le suivi et le planning d’intervention ?

Emma : Le planning est géré par la responsable de service. On essaie de garder les mêmes personnes pour créer des repères et une relation de confiance. Cette continuité est vraiment importante.

Michèle : La fréquence dépend des besoins : certains ont besoin de plusieurs passages par jour, d’autres d’une aide hebdomadaire. Les interventions durent au minimum 45 minutes et peuvent aller jusqu’à deux heures, plus rarement trois.

Quelle relation entretenez-vous avec les personnes dont vous vous occupez ?

Emma : Cela dépend des personnalités. Certains sont réservés, d’autres très chaleureux. Nous restons toujours professionnelles. Pour eux, nous sommes une présence rassurante, parfois assimilée à une petite-fille. Il est important de garder une certaine distance, autant pour eux que pour nous, afin de ne pas trop s’attacher.

Michèle : Un lien se crée forcément, parfois affectif, mais il faut poser des limites et se protéger. Il faut aussi s’adapter au caractère de chacun. L’important est que la relation soit
sereine, pour le bénéficiaire comme pour l’auxiliaire.

Y a-t-il des tâches plus difficiles ?

Michèle : Avec le temps, beaucoup de choses deviennent naturelles. Ce qui peut sembler difficile pour d’autres fait simplement partie de notre quotidien. Cela étant, nous avons
forcément des difficultés, des appréhensions avec certaines pathologies ou certains gestes.

Emma : Il y a des tâches qui sont plus délicates à effectuer
même si je sais les faire.

Vous sentez-vous utiles ?

Emma : Oui, comme beaucoup de gens. On pense parfois que nous ne sommes pas très utiles, alors qu’en réalité, on est un repère essentiel. J’aimerais que les préjugés disparaissent.

Michèle : Oui bien sûr, même si certaines journées sont plus difficiles. Un merci, un sourire peuvent donner du sens à toute une journée. C'est un métier que l'on ne peut pas faire si on ne l’aime pas, si on n’aime pas les gens et le contact humain. Heureusement, le positif l’emporte largement sur le négatif.

Quelles qualités sont essentielles ?

Emma : La patience, l’organisation et la gentillesse.

Michèle : J’ajouterais l’écoute, l’empathie et la bienveillance. Savoir prioriser est essentiel, et apporter un peu d’humour aide à alléger le quotidien.

Qu’est-ce qui est le plus difficile et le plus gratifiant ?

Michèle : La solitude et la dépression des personnes âgées sont difficiles. Ce que j’aime le plus, c’est le relationnel et aider les personnes à se sentir dignes.

Emma : Par moment, le contact avec les familles peut être délicat. Au contraire, le contact humain et le sentiment d’être utile constituent les plus belles récompenses.

Quelle est l’importance de votre rôle ?

Michèle : Il est primordial. Nous permettons aux personnes de rester chez elles, dans leur environnement. Avec le vieillissement de la population, l’aide à domicile est indispensable. À nous de créer un lien de confiance, tout en posant des limites.