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La Ville investit pour la préservation de son patrimoine historique et culturel. Depuis 2025, d’importants travaux de rénovation sont menés sur l’orgue centenaire. Son ancienneté commençait à provoquer des problèmes techniques empêchant son utilisation normale

En attente depuis dix ans, ce projet vise à redonner une seconde vie à l’instrument, afin qu’il soit utilisé pour des concerts, en accompagnement des messes et l’enseignement de l’orgue par l’École de musique du Chesnay-Rocquencourt. 

Confiée à l’entreprise Organotech, l’opération a 2 objectifs principaux : 

  • Améliorer la structure musicale de l’orgue (possibilités de jeux, registres1…) 
  • Réorganiser l’implantation physique des éléments techniques (tuyaux, sommiers2), afin de faciliter son entretien.

La restauration s’accompagne d’une modernisation technologique. La présence de l’électronique et du numérique, notamment sur la console3, apportera plus de souplesse et de registres, qui permettront aux organistes de jouer aussi bien du traditionnel que du contemporain. 

 « L’orgue est l’un des rares instruments de musique à avoir toujours évolué à travers les époques, de -300 avant J.-C. à aujourd’hui » - Christophe Cailleux, facteur d’orgue.


1 Ensemble de tuyaux produisant le même timbre, que l’on peut activer ou couper pour changer la couleur du son 
2 Pièce maîtresse de l’orgue, qui reçoit l’air comprimé et le distribue aux tuyaux 
3 Partie de commande de l’instrument : elle regroupe les claviers, le pédalier, les tirants de registres et les commandes

Facteur d’orgue, un métier hautement qualifié

Le métier de facteur d’orgue relève de l’artisanat d’art. Il est en mesure d’intervenir seul sur un instrument (mais peut toutefois sous-traiter un autre facteur d’orgue). Dans un seul métier, on retrouve ainsi une douzaine de savoirs-faire différents : menuiserie, mécanique, ferronnerie, sellerie, architecture, charpenterie, électricité, informatique, culture, dorure, acoustique…

Des experts reconnus au service de l'instrument

Cette évolution, qui valorise un patrimoine existant, a été décidée avec les organistes de la paroisse

« Je suis très enthousiaste à l'idée de cette restauration. Elle redonnera à l'orgue sa qualité sonore d'origine tout en me permettant de diversifier mon répertoire musical. » - Olivier Mariolle, organiste titulaire. 

Pour l’exécution de cette commande, la Ville a fait appel à des spécialistes. Bertrand Cattiaux, expert de renommée mondiale et intervenant sur des gros chantiers comme celui de l’orgue de Notre-Dame de Paris, assure le suivi technique et la mise au point finale de l’instrument. Pour vérifier la cohérence artistique et la conformité acoustique de l’orgue, Jean-Baptiste Robin, organiste international, titulaire de la Chapelle Royale de Versailles et président de l’association Versailles et Orgues, apporte également son expertise. 

« Cet instrument sera coloré, avec plus de flexibilité et de possibilités d’imagination » - Jean-Baptiste Robin

Bien plus qu’une sauvegarde, la restauration de l’orgue de l’église Saint-Antoine de Padoue représente un enrichissement et une pérennisation du patrimoine de la ville. Cette seconde vie permettra une redécouverte et le rayonnement de l’instrument, à travers le développement d’une activité culturelle.

Prévue pour l’été 2026, la fin du chantier sera suivie d’une période d’essais et de mise au point de l’instrument, avant l’événement festif du « réveil » de l’orgue en octobre 2026.
 

À savoir

  • L’orgue a été créé par la maison Mutin / Cavaillé-Coll en 1913
  • L’entretien de l’orgue est sous la responsabilité de la Ville, dans le cadre de la gestion du patrimoine et des bâtiments communaux (depuis la loi 1905) 
  • Le budget global de l’opération est de 278 000 € TTC, dont 58 500 € de subvention de la Région Île-de-France
  • Après rénovation, l’instrument comptera environ 1800 tuyaux