Ville du Chesnay-Rocquencourt logo
Sommaire

Un travail de fond, souvent invisible

Cette fermeture technique annuelle est indispensable pour garantir :

  • la sécurité des usagers,
  • la qualité de l’eau et de l’air,
  • la durabilité d’un équipement vieillissant mais précieux,
  • et la poursuite de sa modernisation énergétique.

Un travail de l’ombre, mené par des équipes mobilisées toute l’année, pour permettre à la piscine de rester un outil sportif et de loisirs performant, ouvert 7 jours sur 7, y compris les jours fériés, au service de tous.

Un protocole rigoureux, préparé bien en amont

La fermeture technique est planifiée plusieurs mois à l’avance.

Les équipes identifient précisément les travaux à mener : reprises d’étanchéité, interventions sur les réseaux, remplacement d’équipements vieillissants, mises aux normes de sécurité ou encore améliorations énergétiques.

La première étape visible est la vidange complète des bassins.

Il faut compter entre 8 et 10 heures pour vider le grand bassin (1 500 m³), le petit bassin (220 m³) et la pataugeoire, soit environ 1 800 m³ d’eau au total.

Maintenance lourde : un chantier technique d’envergure

Une fois les bassins vides, la piscine se transforme en véritable chantier technique, mobilisant à la fois les services municipaux et plusieurs sociétés spécialisées.
 

Une filtration de haute précision

Au sous-sol, dans la machinerie, se situe le cœur du système : la filtration.

La piscine est équipée de quatre filtres à diatomées, démontés intégralement pendant la fermeture.

Chaque filtre contient 132 bougies, soit 528 éléments au total. L’eau circule en permanence à travers ces bougies, qui finissent naturellement par s’encrasser.

Elles sont donc :

  • démontées,
  • nettoyées une à une,
  • contrôlées,
  • puis remontées avec précision.

Ce travail extrêmement minutieux est indispensable pour respecter les pressions d’entrée et de sortie du système et garantir une eau parfaitement translucide.

Ce nettoyage est réalisé deux fois par an : une fois lors de l’arrêt long de février, et une seconde fois en août, lors d’une courte fermeture d’une semaine, effectuée essentiellement en interne.
 

Étanchéité, plomberie et équipements

La fermeture de février permet également de mener des travaux exceptionnels, rarement réalisables en période d’ouverture.

Cette année, les équipes procèdent notamment à :

  • la réfection complète de l’étanchéité des goulottes et des retours gravitaires, une opération lourde qui n’avait pas été menée depuis une dizaine d’années ;
  • le remplacement d’environ dix mètres de canalisations du retour gravitaire sur le grand bassin, un réseau essentiel qui permet de récupérer l’eau en surface, de la filtrer, puis de la réinjecter par le fond du bassin ;
  • la remise en état ou le remplacement d’une dizaine de douches ;
  • la rénovation du pédiluve, avec l’application d’une résine antidérapante.

Sécurité et conformité électrique

Les installations électriques font également l’objet d’un contrôle approfondi.

Chaque année, les normes de sécurité évoluent, notamment pour les blocs de secours. Les électriciens vérifient la conformité des équipements, remplacent les éléments défectueux et adaptent les installations afin de garantir un niveau de sécurité optimal pour les usagers et le personnel.
 

Cap sur la performance énergétique et la transition écologique

Cette période de fermeture est aussi mise à profit pour améliorer les performances énergétiques du bâtiment.

Le système de chauffage est en cours de raccordement à la géothermie.

Cette évolution, invisible pour les usagers (les températures resteront identiques), permettra notamment de sécuriser le chauffage du site et d’éviter certaines coupures estivales liées à l’ancienne chaufferie.

Pour autant, même avec la géothermie, la fermeture annuelle restera indispensable afin d’inspecter les bassins et d’entretenir ce bâtiment de 30 ans.

Un nettoyage approfondi, bien au-delà de l’entretien quotidien

Une fois les interventions des entreprises terminées, le personnel de la piscine prend le relais pour un nettoyage extrêmement poussé :

  • Détartrage et dégraissage des bassins, pour éliminer le tartre et les résidus liés à la fréquentation,
  • Nettoyage complet des plages, vestiaires et locaux,
  • Chloration choc. 

La remise en service : une phase longue et maîtrisée

La réouverture ne peut se faire qu’après une remise en service progressive :

  • Remplissage des bassins : environ 24 heures sont nécessaires pour remplir les 1 800 m³ d’eau.
  • Remise en chauffe : c’est l’étape la plus longue.
    L’eau est chauffée via des échangeurs à plaques pendant au moins trois jours, afin d’atteindre :
    • 27° C pour le grand bassin,
    • 29° C pour le petit bassin.

L’air ambiant est quant à lui géré par une Centrale de Traitement d’Air (CTA), indépendante, qui fonctionne 24h/24 pour maintenir une température d’environ 27-28°C et protéger le bâtiment contre l’humidité et la condensation, grâce à un pilotage automatique par sondes et programme informatique.