Bien plus qu’une activité scolaire, « c’est une aventure où l’inclusion devient une réalité concrète », pour Marion Grégoire, l’enseignante qui porte ce projet.
Après avoir exploré les émotions, le groupe se plonge cette année dans « la nature en mouvement ». Ici, la pédagogie de projet transforme les disciplines scolaires en outils de vie. « Pour ces jeunes en situation de handicap âgés de 12 à 20 ans, les savoirs doivent être vécus », confie l’enseignante.
Les mathématiques servent, par exemple, à gérer le budget d’une sortie et le français à interviewer des artistes. En créant des ponts entre la danse, la musique et l’écriture, chaque élève trouve sa place et donne du sens à ses progrès.
Des expériences artistiques comme ouverture au monde
Les temps forts s’enchaînent, de la pratique chorégraphique avec Jeanne Alechinsky à la réalisation d’un roman-photo.
Le 10 novembre dernier, l’émotion était à son comble lors d’une immersion à l’Opéra Bastille pour le ballet Racines. En découvrant les coulisses avec leurs familles, les élèves ont franchi des barrières symboliques liées à l’isolement. Le bénéfice est considérable : « On voit la confiance grandir dans leurs yeux. C’est une immense source de fierté pour eux. »
Autre moment marquant de ce projet : en fin d’année 2025, les élèves ont exposé leurs peintures à la Bibliothèque Victor-Hugo. « Il est essentiel que leur talent soit reconnu par tous les habitants et que leurs oeuvres ne restent pas dans l’espace de l’IME », insiste Marion Grégoire.
Cette visibilité dans l’espace public change le regard sur le handicap et renforce les liens citoyens. Au-delà de l’initiation artistique, le programme développe l’autonomie et les habiletés sociales indispensables à leur futur. Ainsi, l’art devient un magnifique moteur d’épanouissement pour tous.
